oct
12
2011

Ulunga

Mi septembre. Nouvelle aquisition de base, quand on espere mener sa barque « survie » a Krasnii-iar: une lodka , justement, et un moteur pour la faire avancer. On a pas attendu pour prendre notre tour, et accompagner de fideles connaissances pour leur viree-peche-Bikin annuelle. Le niveau de la riviere a baisse suffisemment pour que le gros poisson descende des sources jusqu’a la riviere principale. Mais faut tout de meme aller le chercher loin, au-dela d’Ulunga parfois, le village le plus eloigne sur la Bikin, a 200km de Krasnii-iar. On en profite pour faire halte chez ses indigenes, 3 jeunes familles, a tendances elargissantes. Svieta et Ignate (23 ans environ, et 3 enfants, la derniere de 6 mois), la mere de Svieta et ses 2 jeunes fils, et Kiesha et Aliona (a peine 20 ans), elle fraichement arrivee de Krasnii-iar, s’installer avec son jeune fils. Ignate et Kiesha sont les 2 pieces « d’origine »,  plantes-la par leurs parents caucasiens, venus eux meme s’enraciner a Ulunga, quelques dizaines d’annees plus tot. Ils y ont tout construit, les maisons, la bibliotheque, le jardin, le verger qui donne les poires les plus grosses que j’ai pu voir dans la region, malgre le froid plus precoce et pincant qu’ailleurs, et les savoirs a tout faire, ultra-utiles quand on vit dans de telles conditions. Les lieux ont garde d’antan la station meteo, la ligne de telephone, l’aerodrome, une mini-chapelle en ruine (construite par les staraviere-les croyants de l’ancienne doctrine russe, eux aussi expulses par le regime Staline), et les champs de l’epoque, aujourd’hui en friche.

Je suis pas la premiere francaise a passer par la. Svieta et Ignate ont grade comme amis des explorateurs-reporters, sur les traces de Dersou Uzala (lisez Arseneev, ou le film de Kurozawa). Ulunga, c’est le nom de la riviere-source qui se jette a cet endroit dans la Bikin, et prend sa source dans les montagnes du Sikhote-Aline. Hop, l;e col passe, et on se retrouve de l’autre cote, sur les versans de la mer du Japon, Sakhaline et Hokkaido.

Ulunga, les grand-parents de Kosita ont aussi vecu la, y mettre au monde leurs premiers enfants. On y serait bien restes, tous les deux, cueillir les champignons et les brusnika tant recherchees, et y construire une maison, pourquoi pas… mais les gars s’impatientent, le poisson les appellent… et moi, quelques sceances de deterrage patate m’attendent, a la station « kolkhoze » de Laoxe.

Ecrit par admin in: Automne |

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