juil
07
2011
1

Cueillettes de printemps

Un jardin en Coree... 4 carres chacun, et pas plus!!

Mi-mai, printemps. Un moment j’ai bien eu peur de tout louper. Comme si le printemps allait me passer sous le nez, comme si j’ etais le surfeur en retard, celui qui rate LA vague, celle de la vie qui reprend, repousse, redonne a la terre toute sa fertilite, ses couleurs, ses odeurs, et pour nous, de la verdure а grignotter, en attendant que les fruits du travail potager ne nous nourrissent…

Bien vite on me rassure: si les patates dejа se sement  а Vladivostok,  а Krasnii-iar on peut encore attendre presque un mois avant de s’atteler  а la tache la plus primordiale de la saison. Si la cueillette du Cheremsha dejа s’acheve  а Luchegorsk,  а Krasnii-iar c’est  а peine si elle a commence.

Vol funebre au-dessus des aubergines

Apres sa remise en forme Coreenne, j’ai pu rapatrier Ileonord jusqu’au village. Ici, les cueillettes, c’est du serieux, et l’avantage qu’offre une bicyclette avec porte bagage et sacoches est non negligeable. 3 coups de pedale pour traverser le village qui s’etire en longueur, traverser les 3 ponts de la Bikin, atteindre les friches d’Olon, y verifier si les interesses sont presents, changer d’endroit le casecheant, et charger 3 fois plus qu’un dos d’homme ne le pourrait. La premiere chose qu’on est alle glaner: du crottin de cheval. Non, non, non, pas pour manger, quoique, indirectement… Mi-mai, il etait plus que temps de semer sur couche chaude et sous mini-serre les legumes а repiquer plus tard.

La Fougere Udege

Il y a des instincts, comme ca, qu’on se decouvre… Cueillir: quand je commence, je m’arrete plus. Sauf qu’ici on pourrait y passer toute la journee, tous les jours non enneiges de l’annee. Tout est donne,  а nos pieds, suffit de savoir ou et quoi regarder. Le nez dans l’ail sauvage je me suis sentie comblee… j’aurais pu, au meme endroit, recolter des fougeres, ou bien encore de l’angelique. Mais au matin dejа, mes sacs en etaient pleins!

Quand ca bourgeonne...

Le probleme, c’est que ce genre d’exces de zele t’oblige а etre autant, (sinon plus) persistante en cuisine, ce qui est bien moins dans mes activites de predilection…! Si l’ail sauvage se recolte de petit brin en petit brin et se sale en 3 coups de cuillere, la fougere des marais, « Osmund », se ramasse en grappe mais demande d’etre mouillee et nettoyee de ses poils bruns, avant d’ etre bouillie puis sechee au soleil  а force de plusieurs essorages manuels. On pense alors а la cueillette au meilleur rapport « energie »: proche geographiquement, en quantites suffisante, facile а recolter, vite preparee, goutue, etc… Dans la cathegorie, il y a l’ »Orliak », la fougere aigle, que l’on peut meme deposer au comptoir « Tigre » pour 15 roubles le kilo (l’Osmund, plus difficile, est recompensee  а 28 roubles). Si on veut se la frire de suite, on la fait macerer dans de l’eau salee toute la nuit, afin qu’elle perde son amertume. Avant de la jetter dans la poele, la faire bouillir 2min. Si on veut se la garder pour l’hiver, 2 variantes, selon le climat: faire bouillir et faire secher, ou bien depenser quelques kilogrammes de gros sel, dans lequel on lui fait perdre son jus, avant de la compresser dans des bocaux.
Juin, frais et pluvieux. Les gens annoncent dejа: apres les fougeres, les « golubitsa » (myrtilles). Tigre vient de se procurer le materiel necessaire pour, elles aussi, les conditionner. « Et apres les golubitsa, cette annee, le limoinik! Et si Juillet nous rechauffe comme il faut, c’est sur y’aura des shishkis (pignes de pin) plein la taiga. »
Chouettes perspectives.
En attendant, revenons а nos patates…

Ecrit par admin in: Cueillette,Krasnii-iar,Printemps |
avr
17
2011
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Premices printaniers

Pendant qu’en Centre Bretagne les champs se remplissent de pissenlits, a Krasnii-iar, le printemps s’annonce d’une maniere un peu moins eclatante… La neige, bien qu’elle continue a tomber de temps en temps, se met a fondre le jour. Consequences: on sort les bottes en caouchouc, on coupe plus a travers jardin pour aller chez la voisine au risque de remplir ses bottes de neige mouillee, les ordures de l’annee passee reapparaissent au grand jour, gadoue partout (c’est pas joli), mais la plus redoutable consequence, c’est la route. Pour eviter de se planter, les convois se forment de nuit, ou tres tot le matin, quand la neige a regele par dessus. Pour les audacieux, une paire de pelles c’est l’indispensable minimum, si on veut esperer echapper aux embouteillages de camions forestiers.

Et puis comme partout, on commence a penser au jardin. Les poivrons et les aubergines sont les premiers a se retrouver en terre… bien au chaud derriere les fenetres et pas trop loin des poeles. Alors, en attendant que ca pousse, que ca fonde, que ca gele plus (parfois jusqu’en juin), Natacha me coache a la couture, et Natacha (une autre) a la confection de semelles pour skis… Les motifs Udeges sont tout en courbes et tortillons. « T’as pas vu, la, le Tigre? Et ca, regarde, c’est un Dragon! » Pas evident a discerner, exactement comme quand on se trouve en foret, au milieu des ombres et des lumieres, des lianes et des racines…

Pour que les skis glissent dans un sens et pas dans l’autre, faut leur coller des peaux de pattes de cerfs, qu’ont le poil dans le bon sens. Tailler, assembler, coudre… en 2 jours c’etait regle! Mais faut des outils a la hauteur: le de en cuir, les aiguilles coupantes au bout, qui se fabriquent en quelques coups de marteau. Faire des skis, ca ne demande pas beaucoup de preparation: racler les peaux grossierement, les faire tremper toute une nuit. Mais le travail de la matiere en question m’a bien plu, et j’ai pu recuperer 6 peaux de pattes d’ete (le poil est plus fin, la peau plus souple), dans l’intention d’en faire des chaussures « Aonte ». Malgre les « mais tu vas crever de chaud la-dedans, meme en hiver! », ca enjoue Natacha, qu’est pas la premiere femme esseulee-demotivee entre ses 4 murs. Si elle avait une partenaire, elle en ferait des chaussures et des chaussons, de quoi gagner un bon paquet de sous! Et puis pour actionner l’assouplisseur de peaux, faut etre au moins 2. D’ailleurs, comme plus personne ne pratique, les derniers instruments sont caches quelquepart, entre le musee et les derniers espoirs de les voir servir a quelque-chose. Kostia promet: « si t’as besoin, je t’en fabrique un, et point! » Quant a Baba Klava, elle concerve encore la recette pratique de couture des Aonte. « Qu’est-ce-que tu crois, j’ai fais ca toute ma vie! » Donc, tout est la, le chasseur, le gibier, les peaux, les instruments et les mains pour faire, la recette… En ce qui concerne l’envie, la volonte, je m’en charge, histoire que tous les elements s’assemblent, et transcendent…  

Malheureusement, tout cela reste encore a l’etat de theorie: papiers, documents, enregistrements, visa, les questions qu’on aimerait oublier me reprennent et m’obligent de nouveau a laisser tout en suspens. « Et les poivrons? Et le printemps? » La voisine Raia me repond: « T’ inquiete pas, dans un mois, tout sera encore a semer! Et en foret, a peine les premieres pousses sortiront: ail sauvage, ortie, … et puis apres les fougeres, et puis… – Shut! J’veux pas entendre, j’veux pouvoir etre la pour voir et sentir, et cueillir avec vous! »

Ecrit par admin in: Krasnii-iar,Printemps |
mar
14
2011
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Hommes a tout faire…

De l’autre cote de la rive, un couple de vieux communistes est installe a l’annee, dans une grande et plate clairiere. A l’epoque CCCP, les ruches de Died Edi etaient gouvernementales. Aujourd’hui ils sont quasi les seuls a vivre sur un terrain plus ou moins « prive », non revendique par l’association Tigr. Les interesses viennent acheter leur miel en helicoptere. Baba Maia le montre pas, mais je vois bien qu’elle est toute contente de nous savoir peut-etre bientot installes sur l’autre rive. Kostia et eux echangent des coups de mains precieux, et la compagnie de tiers personnes ne se refuse pas quand on vit si loin de tout. Quand son Edi est arrive a Krasnii-iar, quand elle eu reussi a l’attrapper, au debut il a fallu lutter: « un espion », disait-on. Et puis ce qu’il aimait c’etait etre en foret, alors ca l’a vite envoye travailler aux ruches de Laoxe, qu’il n’a plus quitte depuis. C’est elle, Baba Maia, qui faisait les aller-retours au village. Elle raconte: « A une epoque Baba Klava et son Ivan vivaient pas loin, a la Garela.  Ils venaient aussi nous aider, a porter les ruches, le miel, faucher le foin, tout ca. Z’avaient Kostia avec eux, j’l'ai vu grandir depuis tout petit! Il a tout appris ici, c’est son grand-pere qui lui a montre. C’est sur que pour survivre en foret, faut pas s’laisser aller. Faut crocher dedans, faut savoir faire. Ici les flemmards font pas long feu! Moi au debut j’avais tellement d’energie que je faisais 2 jardins: un au village, et un ici. Et puis Edi m’a montre comment poser les trappes pour les zibelines, comment pecher… Tu vas voir, Kostia, il va tout t’apprendre, pareil…! »

Faut dire que y’a de quoi! Depuis que les preparatifs de l’expedition sont lonces, Kostia et Liosha, ils arretent pas. Moi je regarde ce tourbillon sans trop savoir comment me placer pour aider, et faire avancer la machine. Ah, si, penser au the, au sucre, au lipioshkis, de quoi manger pour la route. Les agrements positifs, quoi!

A la barak, ils m’epoustoufflent: le poele, les reparations tronconneuse, le buran qui occupe encore des journees a lui tout seul, chercher du bois sec, fendre, cuisiner, preparer des balles et des cartouches, bidouiller les lanieres des skis, reparer des chaussures en cuir, y remettre une semelle de feutre, depeauter une zibeline, aiguiser son couteau, nourrir le chien, nettoyer le fusil, crapahuter toute la journee a la recherche de traces a suivre ou de pieges a poser, preparer les hamecons, fabriquer une pile pour la lumiere le soir (plus de bougies), reparer le groupe electrogene, chercher de l’eau, chauffer le bania, laver 3 fringues, rapiecer les trouees, reajuster la porte de la barak, refaire un manche pour tel outil, 3 branches de pin en guise de balais, et pour la pelle, on fait comment? etc, etc, etc…

Sans avoir besoin de se le dire, les taches se repartissent, au feeling, et aux besoins collectifs. Mais decidement, entre le village et ici, les mecs, la, c’est a peine si j’arrive a les reconnaitre!

Ecrit par admin in: Hiver,Krasnii-iar |
mar
12
2011
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La saison blanche

Au 43 rue Leninskaia, les murs ont froid depuis bien 1 mois. Kostia est en foret, l’oncle Misha aussi, et la grand-mere a deserte dans un interieur plus chauffe. Un tas de bois a fendre m’attend. L’oncle Yura m’aide a peter le cadenas, histoire de mettre le poele en route, tant qu’il tient toujours debout. 2 jours pleins avant de commencer a s’y sentir bien. Le 3eme jour, Kostia revient, fendre la deuxieme moitie du tas de bois. « Bez drov i bez liubov, v Rossie nie vyjivioh! »

Les motos-neige ont remplace les lodki. Celui d’Andrei et de Kostia a une gueule de peugeot 101 a pedale qui ne demarre que dans les descentes, s’il fallait comparer avec le genre mobylette. Il se demarre en tirant sur une ficelle qui s’re-enroule a chaque essai. Et n’offre aucune garantie de ne pas tomber en rade en plein trajet. Mon premier tour en « buran« , c’etait justement pour aller reparer leur epave a une 20aine de km de la. Fallait convaincre un pote de nous y conduire, plus trouver une chaine de rechange, et pour qu’un accord aboutisse positivement, parait-il faut imbiber son bonhomme de bons procedes. Heureusement tous sont plus ou moins equipes de  traineaux a tout fourrer, a empiler chevreuils et sangliers, plus tous ceux qui n’tiennent plus debout. Pour les accompagner, il a fallu argumenter. Partir en foret, c’est pas pour s’ballader, mais pour taffer. Et puis dans leur idee, galerer dans le vent froid, dans la graisse mecanique et le metal qui glace, ca vaut pas le coup, et c’est pas le lot d’une fille. Alors maitenant que j’y suis, je tente de me rendre utile. Allume un feu, chauffe le the, chantonne par-dessus leur casse-tete arrose de jurons. Renater raconte: « T’as loupe le meilleur. Janvier cette annee, oh comme c’etait romantique! -40 degres, de la neige jusqu’aux cuisses, a pas sortir de la barak! Romanticheski! Mais faut bien les attrapper, les zibelines, et faut bien sortir trouver de quoi grailler! Mais tu te rend compte! De la neige, jusque la! »

C’est qu’il avait pas de bons skis. C’est Tolia le specialiste (entre autres). Bois d’acacia, etuve a la maison, sans bac, prosto tak, a la bouilloire. Largeur et longueur selon le gabari du proprietaire. Et pour que ca glisse ou que ca croche (selon le sens du poil), on coud et colle dessous les peaux des pattes de cerfs. Komuz. i vsio!

Retour de reparation. Depuis mon arrivee le ciel se couvre pour la premiere fois. A voir comment que fond la glace, je ne sais pas si ce qui tombera sera neigeux ou pluvieux. En tous les cas, les 70cm de blancheur suffisent encore largement pour sillonner la foret et le village en moto-neige. C’est sur la riviere que ca devient dangereux. Pas de temps a perdre, au prochain coup de gel, faut s’y lancer, et avoir le temps de revenir avant que la fonte ne debute serieusement.

Ecrit par admin in: Hiver,Krasnii-iar |
déc
19
2010
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Les lois, au-delà des hommes

Novembre... la Bikin se fige, les lodkis commencent leur hibernation, et les moto-neige attendent leur saison...

Bien sûr, pour manger, il y a des magasins. Mais pour aller au magasin, faut des sous. Et ça, ça court pas les ruelles. Surtout à l’époque de la Baba Klava, quand beaucoup de familles vivaient sur les terrains de chasse, toute l’année, parfois à plusieurs centaines de kilomètres du village, sur les hauteurs de la rivière.  Ici, les valeurs ne sont pas encore complètement changées: si un homme veut apprécier sa table bien remplie, il se doit d’aller trouver de quoi cuisiner. Pêcher, en automne surtout. Chasser, dès la première neige.

Tout comme nos agricluteurs, les chasseurs dépendent constemment du climat. Sans la neige, comment suivre des traces dans une taïga si vaste?? Un bon chasseur, avec ou sans chien, est tout d’abord un bon lecteur de traces. Combien d’animaux, de quel âge, depuis quand, vers où vont-ils (ça dépend du temps), à quelle vitesse???

En ce début de saison, la neige est mauvaise: trop abondante, et sans vent. Les branches se plient, blanches elles aussi, réduisant la visibilité. Y marcher, parfois chargé, sur des dizaines de kilomètre, ça crève! Mais voilà: sous son manteau blanc, la taïga se laisse parcourir, toute grandiose… Et puis y pénétrer, l’oreille alerte, le pas et le souffle parfois retenu, à la recherche du moindre indice, ca nous rend encore plus petits, … et humbles, quand apparaissent les traces d’Ours ou de Tigresse.

Une Zibeline bien retournée, qui fait ses étirements! Les chasseurs de Krasnii-iar, en échange de leur licence de chasse, sont tenus de vendre (à prix dérisoire) tant de zibelines, au directeur-actionnaire-plutôt-corrompu-et-corrupteur du village.

Remarquez la hauteur de la coupe... qui révèle la hauteur de la neige! (comment auraient-ils pu sinon l'atteindre???) Mias non c'est des blagues: l'arbre est tombé, coupé, et ses racines ont pu le relever!

Et puis la Taïga, elle a ses lois… secrètes, mais qui se révèlent quand on vient se nourrir d’elle. Je ne sais pas si les chasseurs d’ici ont la même sensibilité que moi vis-à-vis du monde animal, végétal, vivant en général. Mais pour « prendre » à la forêt sa pitance, sans souffrir, à force, de mauvaise conscience, il faut se trouver de bonnes et solides raisons, « belles », ou vitales, des raisons de survie collective. Et s’arranger, en quelque sorte, avec les Esprits des Bois! Parce que mine de rien, aucune bête de la Taïga n’a vraiment envie de mourir pour nous. Faut la repérer, lui courir après, bleuffer tous ses sens, et bien finir par la tuer.

Nous dans notre voyage, TOUT nous a été DONNE. On prie intérieurement, on espère une belle choses, une rencontre, un abris, un Bania, une bouffe chaude ou un p’tit bois où s’abriter, et paf! à n’importe quel degré d’urgence ou pas, la Terre et ses bonnes Ames nous ont répondent présentes. On a tout reçu, et c’est comme ça qu’on s’est nourri, sur la route. Mais dans la Taïga, le chasseur, le mec, doit savoir « prendre » et « tuer ». Quand j’ai vu le chevreuil, rouge et chaud sur la neige blanche et froide, ce qui a jailli de moi, comme un sentiment obligatoire, c’est de la gratitude, envers cette belle pauvre bête, et envers ce type, qui ramène en tirant sur ses épaules, de quoi se régaler, de quoi faire sourire la grand-mère, et remplir l’estomac de quelques autres 4-5 personnes pour plusieurs repas.

N’empêche, l’impression de toucher aux origines de la spiritualité des peuples de la terre. Aussi, à la base de la relation vie-mort-naissance. Sans reconnaissance pour cette Forêt-Mère qui nous nourrit, on devient tous des hooligans auto-suicidaires. Des bêtes vraiment pas belles, simplement opportunistes, et très auto-centrées.

Ecrit par admin in: Krasnii-iar |
déc
16
2010
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Au bout du chemin…

vue du haut d'un kedr

En 3 petits mois, Krasnii-iar et la Primorié sont passés par toutes les couleurs… vert-jauni, jaune, jaune-orangé, orange-orange, orange-rouillé,… et puis soudain, le blanc, qui nous renvoie au vert toujours vert des Kedr inéfeuillables.

J’suis arrivée juste à temps pour les patates. Elles sont toutes à déterrer, avant que la terre ne se mette à geler. J’ai visité 7 jardins différents! Pour le coup de main, pour l’hébergement, pour des fringues crados et déchirées, pour des bottes en caoutchouc, pour quelques roubles, pour des choux, ou bien des patates.
Quant aux autres travaux de saison, une première grand-mère, Baba Jenia, me sert littéralement de coach! Ensemble on cueuille les églantiers -j’ai fini par le faire seule, pendant que elle me trouve des clients!!, ramasse quelques « oreilles d’ours », ces champignons noirs secs que les chinois cultivent en masse, mais aussi les Barbaris, Barxat et autres baies à tisanes, pour éviter les maladies de l’hiver.
La deuxième grand-mère, Baba Klava, est ma nouvelle colocatrice. Après avoir investi sa vieille maison quasi vide, la coquine est revenue chez elle… (vachement mieux que chez ses filles), histoire de m’expliquer, le foyer en poel de masse et la manière Udège, comment ça marche.
Mais, pour qu’une maison revive, faut lui apporter à boire et à manger…
Ecrit par admin in: Krasnii-iar |

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